A Pear day

Daphné Rougon présente

Réalité augmentée, transhumanisme, post sapiens

- Le problème est la solution -

carton

 

Installations/Objets augmentés/Sculptures/1990 - 2015

Par Daniel Romani / Plasticien

 

Exposition du 4 avril au 31 mai


 

 

 


 


 

Cela fait plus de 20 ans que je n'ai pas eu l'occasion de vous donner à voir le produit de mes recherches matérialisées sous la forme de créations artistiques.

À cela plusieurs raisons... Mais c'est déjà une longue histoire. Il est temps aujourd'hui de remettre en scène des éléments du passé en lien avec le présent, confronté a un FUTUR possible, en perpétuelle invention. Nous y travaillions chacun à notre façon. Nous sommes les artistes/artisans d'un monde en devenir. À quelle oeuvre travaillons-nous ? Les questions ont parfois des réponses que la raison ignore. Alors, il est peut-être temps de changer ce qui doit l'être...

Je serais heureux de vous présenter un ensemble de nouveaux travaux réalisés entre 2013 et 2015 en plus de quelques pièces d'un futur ancien toujours d'actualité.

Daniel Romani

 


 

Technologie?

Une première approche des travaux de Romani peut laisser croire que ses constructions nous soumettent une tentative de figuration d'éléments fonctionnant comme une machinerie. Mais si on s'attarde à les contempler il devient évident qu'il ne s'agit point de représentations techniciennes mais de matériaux employés comme matière, ainsi les objets chez Arman , utilisée à des fins spéculatives, en l'occurrence plastiques.

Les titres même des travaux alertent: TOTEM, n'est-il point pour nous acheminer vers nos origine ici dépouillée des vernis de l'ancestralité, de l'histoire et des histoires, pour nous livrer dénudé à la connaissance de nous-même . Nous pouvons e subir comme une offense, mais n'est-ce point l'objet même de l'art d'attester une vérité différente de celle des imageries où notre mollesse se complet .

Romani dépiaute l'aspect apparent révélant l'écorché que nous dissimulons . Mais que l'on ne s'y trompe pas; si désinvolte soit l'expression , si apparemment elle peut ne sembler qu'un reportage figuratif de l'individu, elle prend en charge, en compte , la culture scientifique dont elle dispose. Car Romani ne s'en tient pas à une robotisation mais propose des travaux où il établit un inventaire de possibles réinventions de l'art pictural, plastique, dégagées de l'enfermement socio-culturel qui est son contexte actuel .

Voie périlleuse par son rejet des tabous qui nous submergent en cette fin de siècle, bavarde et ininventive ? Ses travaux se trouvent ainsi marginalisés par la qualité de leur agressivité qui cesse d'être une connivence avec les "bons" esprits pour imposer une nouvelle lecture de nos rapports avec la connaissance .

Texte de Jacques Lepage (1909 2002) de 1992

 


 

Daniel ROMANI

 

Certes l'inquiétante étrangeté s'insinue à tout moment dans les oeuvres que les plasticiens nous proposent. Point seulement, comme il est évident , chez les minimalistes mais avec des moyens plus brutaux dans des oeuvres très réalistes, trop réalistes . Qui n'a pas été désorienté devant une accumulation de bouteilles d'eau minérale donnée a voir par Daniel Romani ? Ne nous laissons pas égarer par les prétextes sociologiques , par les critiques apparentes, encore moins par une ambition s'octroyant un rôle purificateur ? Désintoxiquer, conjurer le mal, ce sont les propos des années 50 et 60 . on retrouve Arman et ses poubelles , on redécouvre le POP-ART américain , l'allusion qui se fait illusion . Voir ainsi les travaux de Romani serait réducteur. N'oublions pas la boutade de Schwitters: " Tout ce que je crache est est art puisque je suis un artiste "

Un artiste fait oeuvre d'art encore qu'il pourrait croire ne contester que les divagations de la société dont il est membre. Et les travaux qu'il propose, même si un regard distrait les peut juger " désopilants", sont dans leur fondamentalité une évidence. Lieu de l'image , mais aussi du franchissement d'un seuil, celui-ci peut autant être l'accumulation d'objets commercialisables ( ou leurs contrefaçons ) que la page blanche de RYMAN , celle actuellement visible au Musée Matisse .

Texte de Jacques Lepage de 1994 .